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Spanish boots of spanish leather

Une jolie ballade un peu érotique. Trois fois rien .
Dans le style ballades de Dylan c’est mon morceau préféré.
Il est associé (pour une fois) à une rencontre et pas a une rupture. Et quelle rencontre! quelle fille! J’en revenais pas &je me souviens m’être pincé car j’étais dans un rêve, et puis le rêve est devenu charnel …on venait de baiser et elle m’a effleuré le sexe avec ses lèvres (trop) ensuite elle a posé sa main les 5 doigts bien écartés sur mon zizi recroquevillé. Je m’appelle X a t-elle précisé.
On était tous nus regardant le plafond (pas tout le temps) et elle a dit « Attends, je vais te montrer un truc »
« je compte pas me sauver » ai je du répondre. Ah cette fille – géniale et belle comme j’avais encore jamais vues même dans les films.
Et… On avait la version du disque de « boots of spanish leather » on l’a enregistrée au magnéto et on a collé une (je sais plus) des tas de versions identique du morceau, ..que l’on se passait le nuit …. en boucle ..
Et ensuite elle a reposé sa main les 5 doigts bien écartés entre mes jambes …m’a confié qu’elle adorait …mais quoi? le morceau? ou poser sa main avec les 5 doigts bien écartés?
Elle faisait des merveilles, de la magie blanche comme sa peau? Noire comme ses cheveux ?
bleu ou verts ses yeux clairs qu’elle avait souvent grand fermés, disons elle faisait semblant ce qui jetait une touche d’érotisme.
Ensuite elle m’a demandé si ça me dérangeait de la fouetter. Oui ça me dérangeait et pas qu’un petit peu.
Je n’étais pas du tout sadique et son corps tout neuf impeccable – on voyait bien qu’il n’avait jamais servi. Le grain de la peau sentait encore comme lorsqu’on met son nez dans un livre tout neuf.
Et j’en étais encore à peine à la page 10 d’un roman de 300 bonnes pages!
Mais finalement j’ai accepté en me basant sur une chanson de Lou Reed, « I hit you with a flower, baby I ‘m so vicious »
Il ‘y avait pas de fleurs dans sa piaule. On a transigé pour une plume.
Je l’ai pas trop tapée je l’ai surtout caressée. Et zut ! ça lui plaisait elle ne voulait pas arrêter. Vas y ! encore plus doucement …je sens que je vais jouir … comme quand ma cousine et moi ….
Elles avaient toutes une cousine plutôt jolie. Et la tienne elle est où? J’ai demandé et mon pouls s’est accéléré.
Justement elle est là jusqu’à la fin du week- end.
Attends elle a dit et elle parti toute nue dans les couloirs de la  maison.
Elle est revenue avec  sa cousine – Qui m’a demandé si elle pouvait  retirer se vêtements et ne m’a pas laissé le temps de lui répondre. Le truc est qu’elle avait l’air jeune. J’ai lui ai demandée son age et sa réponse m’a  un peu étonné.
Elle venait d’avoir 18 ans et allait bientôt passer le BEPC. IL y avait comme un léger décalage, un manque de cohérence.
Ensuite quand je l’ai vue nue j’ai manqué lui sauter dessus!
Avec un calme absolu elle m’a pris dans sa bouche et mon coeur s’est mis à taper. En cinq minutes j’ai bien cru que j’allais y rester. Je ne le savais pas encore mais j’étais fragile du coeur, juste un peu quoi.
Elle me suçait hyper bien sauf j’avais aucun élément de comparaison. La cousine gourmande aux seins très doux avec mon sexe dans sa bouche c’était ma première fois!!! Faut me croire! OK j’avais 22 ans mais ça ne se voyait pas encore de trop.  Elle faisait tourner sa langue avec beaucoup de légèreté. Les palpitations se sont calmées.
Et elle s’est excusé la cousine, car elle venait de jouir trop tôt selon elle.
Mais dès qu’elle m’a dit ça j’ai arrêté de me retenir et j’ai tout balancé à coté
Ensuite, un peu plus tard j’ai baisé la cousine et c’est vrai qu’elle était  encore vierge.
Tiens comme X avant qu’on fasse l’amour et que je casse sa petite membrane.
La cousine était un peu trop cool. Elle m’a proposé de me reprendre dans sa bouche. J’étais claqué mais c’était bon. d’autant que X m’a caressé les fesses et l’anus. Heureusement j’avais pris une douche avant d’aller chez elle.
« C’est un peu comme si on te violait sauf que nous deux on ne fait pas mal aux garçons!!! » Et elles ont éclaté de rire toutes les deux.
– Claude STP elle peut rester pour la nuit ma cousine?
Impossible inhumain de répondre non. Profites que ton corps et tes réactions plaisent a des filles si jeunes et avides de t’apprendre des choses du sexe, là c’est mon démon intérieur qui a parlé coupant la parole aux anges qui me pressaient de m’en aller. « Tu verras t’iras en Enfer, on va te signaler et pas plus tard que cette nuit!!!! au pire demain matin!
Et vous allez faire comment avec tous ces gilets jaunes? J’ai rétorqué.
Et patatrac!!!!  snif je me suis réveillé, trempé de sueur et de spermatozoides
« c2018 claudeBurstyn clodb168, nov 1 2018 .

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Le pays des fantômes drogués

Le pays des fantômes drogués


Trop de pilules de comprimés.

La vraie drogue était beaucoup mieux. L’héroïne. La methedrine, les met-amphétamines
ne te filent pas toujours bonne mine

J’ai essayé à fond au siècle dernier. Le Xxième siècle. La génération perdue? Tu parles cause toujours.
Je  prends l’ascenceur et ne me rappelle plus ou J’habite.
Je sais que je dois d’abord changer à Denfer et après je prends une navette car J’habite un étrange pays, loin dans un espace interstellaire habité, un endroit étrange.
Le pays des fantomes drogués. Et aussi des filles décédées suite à un viol.

Où je retrouve ceux que j’ai aimés. Ceux que j’ai tués. Les suicidés.
On y trouve des morts, des presque vivants comme moi, des morts vivants, et des morts pour de vrai.

C’est pas toujours la fête mais on s’occupe comme on peut. Je suis détective privé et ça tombe bien car ce soir je suis dans le corps d’une fille violée et battue a mort.
Enterrée a coups de pieux. A Coups de pieds. Violée. Je ne comprends pas bien. Juste une pauvre camée. Pourquoi cet acharnement? L’expérience m’a appris à ne plus me poser ce genre de questions. Elle n’avait rien d’une fille délurée qui « provoquait » les mecs. Elle allait des fois en boite avec des amies et terminait la nuit avec un garçon ou deux . Mais ça se passait bien. Elle était mature dans sa tête. Sniffait un peu de coke.  Je vois sa vie défiler sur le poste de TV. Son violeur était défoncé au crack et c’était un psychotique qui n’aimait pas les filles. Plutôt beau gosse d’après un portrait robot et des photos reçues de sources inconnues. Cheveux blonds avec reflets violets. Des petits yeux méchants. Elle a du le trouver attirant le laisser arracher ses vêtements un à un. Pour le sucer, on a retrouvé son sperme dans sa bouche. C’est à ce moment qu’il l’a tuée, d’après le toubib.
IL me parlera.
Ils finissent tous par me parler.
La fille s’appelle Mona. C’est écrit sur sa chaine en or. Et Mona ne veut pas me parler, faut dire qu’elle est morte mais c’est déjà arrivé.
Parle moi!
Tu sais, je vais chercher et trouver.
Trouver et détruire sans aucun remords.
P
ourtant je suis contre la peine de mort. Sauf crimes de guerre imprescriptibles et crimes de rues, viols, crimes contre l’humanité. Viol de Mona à peine 17 ans.
Tuer le mec. Le suicider. Lui retourner la tête comme dans le film « l’exorciste ». Ensuite seulement Appeler les flics.

Dieu ! Mona Tu as de la terre noire plein la bouche.
Je vais revenir Tu me promets ne bouges pas.
OUi a la rigueur t’enterrer en terre « sacrée ».
Le mot ne signifie plus rien pour moi. Seule La vie humaine est sacrée.
J’arrive je suis chez moi. C’est bien cet appartement. Je tente de me rassurer. J’appuie sur le bouton 6. Je ne trouve pas mon nom sur la porte;

Je tape un code.
Ensuite je glisse ma carte sans contact . Appt 23. Appt vide ou souffle une petite brise glacée. Au fond un petit poste de TV analogique. Au programme « le mouvement Brownien »
C’est vraiment la meilleure chaine! Je peux regarder pendant des heures fasciné.

Sur ma TV, chaque « pixel » est une personne.  Les histoires sont enchevêtrées. Des chemins chaotiques aléatoires. Les histoires numériques se rejoignent parfois et font irruption dans la vie réelle. Tous ces récits entrecroisés, enchevêtrés,  Toutes ces vies digitalisées mises à nue.
Émouvantes& Passionnées& Inquiétantes& Poétiques.
Toutes ces vies m’aident un peu à survivre dans cet univers de morts, de souffrance et de cruauté, de jouissances et de surdoses.

Le soir des fantômes de drogués morts-vivants, de suicidés sortent de leurs tombe et viennent hurler sous ma  fenêtre ou c’est juste un cauchemar.
Ces jours ci
je dors seul dans la salle de séjour. Toutes lumières allumées

ClaudeB- revised in 2018 C Clodb168 allrights etc.
Aventures à Hedgehog-Land

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C’est l’histoire d’un homme qui aimait caresser les jeunes filles

Entrée mise a jour le 10 novembre 2018
C’est une histoire de fiction une espèce de conte érotique sadique et pervers. Attention de ne sont que des mots. Vous trouvez ça  malsain? Tant mieux. Pervers? C’est moins dangereux que de vendre des avions de chasse Rafale. …. et ce ne sont que des mots. Fusion de deux textes.

Prologue : j’ai rencontré Sarah. C’était l’année de mes 18 ans.

….. »Reprends en …tu n’aimes pas le goût de ton foie? » (Sarah Blomstein)
reste que cette lettre qui semble t-il m’aura porté malheur- Priez priez pour l’âme des damnés.

Mon père m’a légué une vieille maison. J’espère y inviter bientôt des amies et …..

Le ciel défile dans ses yeux gris

Son visage verre miroir se répète à l’infini
Quelques mots dessinés glissent entre les nuages et tracent son prénom, Sarah, me racontent une histoire – comme la fois ou je l’ai rencontrée. Nos regards entrelacés & cette grâce innée qu’elle avait de se mouvoir& Racée comme un félin & Avait t-elle conscience de ce pouvoir ? Des vibrations érotiques qu’elle dégageait?
De la fascination qu’elle exerçait sur moi?
Je me suis dit que ce genre de choses ne m’arriverait qu’une fois dans la vie.
La toucher. J’en ai eu envie dès que je l’ai vue dans cette « fête ». Je la dévisageais effrontément. Mes yeux devaient briller de désir. Elle a du lire en moi car elle m’a demandé si j’avais envie de la voir toute nue.  J’ai été pris de vertiges et je me suis appuyé contre le mur. Il était mou et des ressorts me perçaient le dos. Je l’imaginais lascive, abandonnée, allongée sur le ventre … prête pour une cérémonie dont je n’osais prononcer le nom.

je voudrais te voir mourir lentement

Son corps nu dans un taxi après qu’elle ait fait glisser son manteau. C’est elle qu a précisé qu’elle ne portait rien dessous. Il fallait que je vérifie. Je l’ai caressée embrassé partout. Elle ne mentait pas. J’ai appris par cœur la cartographie de son corps. Je me suis fais la réflexion qu’elle avait la peau froide, sans y accorder de l’importance. Elle dégageait quelque chose de surnaturel mais Je l’ai aimée pour cette perversion « naturelle » – Ça devait être sale, dégueulasse – avoir un mauvais goût ou elle aimait ça. Elle a continué MAIS en mordillant plus fort – Là ça faisait mal mais j’adorais cette légère souffrance. Je n’ai pas eu le temps de lui dire d’arrêter.  C’était bien avant ou après «le sida». Sa langue agile sur ma verge et ses petites dents pointues. J’étais au paradis.


Je savais que rien n’était spontané et qu’elle jouait un rôle appris en lisant des livres, en fréquentant des hommes qui avaient beaucoup d’expérience.. …Mais je la soupçonnais de s’être prise au jeu. Quel naïf!
Elle aimait choquer provoquer donner du plaisir & faire souffrir. Elle avait  lu «les liaisons dangereuses». Elle se chargerait de perdre M. de Valmont en le dégouttant de tout sauf de Mme de Merteuil dont il fut un amoureux fou et éploré. Elle aimait faire toutes ces choses interdites a une jeune fille bien élevée.
Bah j’étais encore loin de la «vérité»!

Elle voulait que je lui bande les yeux que je lui attache les mains. Séances de tortures d’abord et après nous faisions l’amour, nous pansions nos plaies. C’était pas encore de vraies tortures juste quelques écorchures ça et là et des artefacts, des phrases cruelles. Je voudrais te voir mourir très lentement. Son visage s’empourprait de plaisir en murmurant ces mots. Lorsque je saignais du nez elle éclatait de rire et léchait le sang jusqu’à la dernière goutte. Son visage qui me souriait avec du rouge sur les lèvres sur les joues. Une enfant, j’ai pensé. Les pages d’un livre noir rempli d’arcanes et de gravures obscènes, de miniatures venues d’Extrême orient et d’Irak, le pays de Baal, dégustées l’une après l’autre.
Et puis un jour elle m’a brisé un doigt. Juste pour le plaisir.
La situation a évolué lorsqu’elle m’a avoué qu’elle adorait faire l’amour aux jeunes filles vierges. Elle ne m’a pas choqué plus que ça mais nos relations allaient prendre une autre tournure. Ce qui aurait pu m’exciter m’a laissé de glace. J’ai pensé qu’entre nous c’était fini.

Les jeunes filles …

Sarah a insisté. Elle aimait caresser et troubler des jeunes filles. Elle me demandait de lui en amener. J’ai obéi comme si on m’avait jeté un mauvais sort. Souvent je leurs promettais de l’argent à ces filles. C’était le temps des grandes famines et elles auraient tué pour manger à leur faim.

La cérémonie

Bienvenue en enfer: Elle leurs ordonnait de se mettre nues. Certaines se mettaient a pleurer à implorer.
Elles se sentaient piégées, prisonnières, elles ne voulaient pas mourir. Les filles lui obéissaient hypnotisées. Moi je devais rester et tout regarder .. Sarah poussait des cris qui n’avaient rien d’humain. Elle était ravie par cette rougeur cette honte cette peur et la douleur qui inondait le visages des petites. Il lui arrivait de les fouetter, d’arracher des ongles si elles n’obéissaient pas assez vite.
En quelque sorte «elle se faisait les dents».
Sarah est un monstre effrayant.

« Regarde de tous tes yeux – Regarde! »

Sarah faisait glisser ses mains là ou c’était douloureux ou très gênant. Elle les faisait jouir avec dextérité et menaçait de les égorger. Elle tirait sur les longs cheveux. «Toi là retire ton slip ou je te tue». Je ne supportais plus le son de sa voix. Les filles lui obéissaient. Elles ne pouvaient plus remettre leurs vêtements Elles étaient rouges de honte et mortes de froid.

Certains soirs Sarah organisait des spectacles. Elle invitait des «relations» des femmes des hommes qui observaient les filles nues qui baissaient la tête de honte. Un grand feu était dressé dans la cheminée. Les flammes montaient très haut. Les filles tournaient en rond. Pour les attraper ils y avait des perches avec un cercle métallique au bout. Un cercle qui aurait pu les étrangler. Les «invités» avaient tous les droits sur les petites. Leur faire l’amour, les sodomiser, les frapper a coups de fouets, les torturer à la flamme, faire brûler leurs cheveux. Ces soirs là montaient des cris de douleurs. Je restais là. Je me réchauffais. Je désapprouvais mais ne faisais rien. Je n’étais qu’un lâche. « Regarde de tous tes yeux – Regarde ». Cette petite phrase est tirée de Michel Strogoff, quand les tatars lui brûlent les yeux devant sa mère. Elle répétait toujours cette phrase puis éclatait de rire. J’ étais fébrile & Je ne dormais plus.
Sarah me racontait qu’elle invitait des «amies» pour les «finir». Les finir? Ça voulait dire quoi? Les tuer. Les tuer. L’ombre de la mort, l’odeur des charniers, la pourriture flottaient tout autours de moi. Je le savais. J’avais plus qu’un sombre pressentiment….Je me voilais la face.
Sarah jouait avec la vie, le sexe et la douleur et elle aimait mettre à mort.
Et je ne faisais rien pour lui résister. Je n’étais qu’un lâche. Lâche lâche lâche!!!
Je priais la nuit venue. Je priais pour les petites que je sentais en grand danger.
J’avais envie de vomir mais rien ne sortait. Les «séances» se passaient toujours de nuit. Pour faire plus peur je pensais «naïvement».
Je découvrais Sarah petit à petit …. Dieu qu’elle aimait faire couler le sang des autres.

Son lit en était inondé.
Un jour elle n’a plus eu besoin de moi pour se procurer de jeunes proies.
Elle me faisait peur…C’était le diable que j’avais rencontré. Les grands inquisiteurs, les papes débauchés du moyen age, Gilles de Rais, les tueurs psychopathes, les médecins du régime nazi, ongles arrachés, femmes noyées dans une baignoire et pourtant j’étais troublé – dégoutté et troublé à la fois. Oui «troublé», c’est la vérité. Mais Sarah me demandait de regarder. Regarde! Je m’y refusais.
Je ne fus plus invité aux scènes de tortures. Sarah me trouvait trop faible. Trop émotif.

Un collier doré

Et puis ma situation a changé.
couché dans une cage enchaîné,
je portais un collier doré,
je suis devenu squelettique
On ne me donnait plus à manger.

Tortures

Sarah m’obligeait à avaler des morceaux de bambou chauffés sur un brasier. J’étais un prisonnier docile. Parfois elle faisait entrer dans ma cage une des petites pas trop «esquintées» et nous regardait faire l’amour. J’étais obligé de m’exécuter. J’étais en son pouvoir. Elle me manipulait comme un vulgaire pantin. La nuit Sarah venait me violer. C’était douloureux et humiliant. Elle me masturbait jusqu’à épuisement me traitant de mauviette quand je n’arrivais plus a « bander ». Ensuite elle me décalottait et tripotait mon sexe fripé. C’était douloureux. J’étais nu et collant, enduit de mon propre sperme. J’étais épuisé, dégoutté. Je voulais mourir. Sarah me prenait en photo. «C’est pour montrer à mon Maître».
Ne jamais la quitter c’est ce que j’avais voulu.

Sarah B

Un jour elle m’a dit «rappelle toi de moi! Mon nom est Sarah Blomstein» et elle a ajouté «Grâce à toi, je deviendrai vampire – Mon dieu que tu es naïf!» Elle avait mis une robe de soirée comme si elle sortait pour un fête assez select. J’ai vu que ses dents avaient poussé et qu’elles semblaient bien aiguisées.
Un matin Sarah a jeté dans la cage le cadavre d’une de ses proies. Un corps martyrisé, les yeux arrachés. J’ai passé le nuit terrifié avec le corps de la malheureuse
Comment avais-je pu aimer et être excité par cette fille nue dans un taxi?

….
Un mois plus tard je ne pesais plus que 32 kg.
Sarah venait me voir mourir & Venait me voir souffrir et se moquait de mon infortune. Elle avait des crises de fou rire «Mais qu’est ce que tu crois? Les filles sont toutes mortes. Les flics ne viendront jamais me chercher ici». Et elle m’a promit «Je Je te ferai manger ton foie, tu aimes ça j’espère? – Tu auras faim cher ami et on commencera par les testicules quand tu seras encore bien vivant» – J’ai su qu’elle le ferai car ça faisait partie de son initiation «satanique» comme elle me l’a longuement expliqué ne me privant d’aucun détail. … ( effacé en rouge) …Elle se noyait dans la magie noire et ses dents superbes étincelaient dans l’obscurité cherchant mon cou xxxxxx (illisible)…glissant sur ma verge et coupant ça et là.
Une nuit j’ai lévité. Le lendemain je me suis changé en chauve souris et j’ai tenté de m’enfuir ….A quoi bon? Le jour d’après je me suis réveillé dans la cage. Elle m’avait arraché la verge et les bourses. Ça pissait le sang et j’avais mal – mourir juste mourir.
Partout des cris des ou de longues plaintes & Des hurlements de terreur.
Une semaine plus tard crevant de faim j’ai tout avalé -Rien n’avait été cuit ce n’était que chairs putréfiées. Je n’étais qu’un jeune homme mort dont l’avenir serait jonché de cadavres et de nuits entrecoupées de séances de sexe et de tortures.
Sarah ferai partie de moi.
Et le sang – Le sang ne cesserait jamais de couler.
Avais-je rêvé? Je me suis réveillé et ma verge et le reste étaient à nouveau en place.
Malgré ma faiblesse je fus pris d’un désir insoutenable. Je me suis masturbé en pleurant. Je ne reverrai jamais les jeunes filles.
C’est après Sarah que j’ai pris goût à caresser les jeunes filles. Je ne sais pas comment j’ai réussis a me libérer d’Elle. Tout est brouillé dans ma tête, codé, chiffré et je n’ai pas la clé secrète qui me permettrait de raconter le suite. La seule chose dont je me souviens c’est que je l’ai étranglée et que je lui ai percée le cœur.
C’est à ce moment que je me suis aperçu que j’écrivais avec mon propre sang.
Je me suis réveillé plus tard dans un hôpital désertique. Mon image dans la glace reflétait le visage d’un vieillard. J’avais vieilli de 40 ans!

Après l’enfer c’est encore et toujours l’enfer, m’a dit le «médecin» en signant mes papiers de sortie.

L’homme qui aimait caresser les jeunes filles

Je crois qu’elles en avaient marre du sexe à tout prix.
Marre de se faire trouer&déflorer vite fait en boum par de jeunes alcoolos.
Ou bien pire se faire violer!
Cela arrive même dans les beaux quartiers et pas que dans les cités.

Ces jeunes filles je les cajolais de partout. Elles avaient un fond dépressif mélancolique. Normal je les rencontrais  dans des cliniques psychiatriques. Ou dans des bars d’un genre très particulier. On n’y servait que de la grenadine. Je pouvais passer des jours à les caresser. Caresser chaque partie de leur corps me procurait un plaisir infini. Elles se déshabillaient pudiques  presque en s’excusant, ou très excitées par un mot ou un petit poème, je ne cherchais pas à comprendre.  J’étais obligé de passer sous des couches de vêtements avant de rencontrer la fraicheur de leur  peau. Un instant chargé d’émotion!
Je me souviens d’une fille qui m’a dit
– Si tu veux je vais retirer ma robe et je reviens « de suite après ». Elle était bizarre celle là. Elle ne portait rien sous sa robe et elle lisait du Musso. Mais te sens pas obligée, je disais. Tu peux la garder ta robe!
Elle répondit « c’est mieux comme ça » et a posé sa tête sur mon épaule. Cette jeune fille nue aimait avoir toujours le dernier mot. Quand même j’espérais qu’elle allait revenir. Je me souviens d’une petite de 21 ans. Dans ses yeux bleus verts je lisais un peu trop d’innocence et aussi l’annonce de ma mort. J’ai eu peur. Peur de moi,  peur de cette fatale attraction Peur des flaques de sang dans le grange. Peur des corps pendus qui commençaient à sentir mauvais.
Peur d’aller en prison.
Peur du diable qui me dictait des ordres auxquels je ne pouvais m’opposer.
« Vas y baise là ». Je me dégoutais et j’éprouvais du plaisir et j’avais envie de tuer.
C’était mal m’avait dit le psy en tripotant son stylo-plume. Allait-il le décapuchonner? J’avoue j’ai flippé.
J’avais les mains moites. Et zut j’avais oublié la question qu’il venait de me poser. Peut être combien de fois je faisais l’amour par seconde? Zéro la réponse était zéro. Mais cinq fois dans la nuit ( comme je l’avais lu) c’était trop pour moi. J’étais surement impuissant.  Et cette idée me ravageait.
J’avais pas besoin d’aide psychiatrique.
J’’avais surtout besoin d’un exorciste.

Je m’injectais des ampoules de morphine dérobées par une des petites
Que me diraient les flics?

ILS me fileraient des baffes dans la gueule et me regarderaient crever en manque. Pas de substitution pour ceux qui s’approchaient des jeunes filles.
Je ne les violais pas. Je ne les forçais pas. C’était une histoire d’amour et de sexe rien de plus. Ça arrangeaient trop les flics de me traiter de violeur.
Je les ai toutes aimées adorées. J’ai écouté battre leur cœur jusqu’à la fin du voyage.
Les étés chauds c’était plus rapide.
Moins de couches de vêtements.
La règle du jeu était qu’elles de déshabillent et gardent juste leur petite culotte….le plus longtemps possible.. ça retarderait l’heure fatale.

Les audacieuses revenaient de la salle de bain en slip sans soutien gorge se lover entre mes jambes. Je leur pinçais le bout des seins et certaines me demandaient de leur couper les tétons. Je m’y refusais. Surement des détraquées. Je ne disais  pas un mot. Il y en avait qui jouissaient à peine j’avais effleuré leur clitoris. Elles en voulaient toujours plus.
Alors je retirai le slip. Elle était toute a moi. Et je la caressais. Je la caressais jusqu’à la mort. Je rêvais de son corps couvert de petites taches de sang.

Je pensais à ma femme que j’ai tuée Il y a des années. Elle aurait surement des trucs très pertinents à me dire. Comme: «Je t’ai fais une liste pour Auchan». Ou elle me sortirait «Tu n’aimes que le cinéma, la fiction, les fantasmes, les drogues, le sexe : La vraie vie ne t’intéresse pas.»
Touché.
La vraie vie? Je lui ai toujours tourné le dos.


SABRINA

Je me souviens de Sabrina 19 ans : Avec elle le slip  «tenait» une heure. Et enfin elle venait jouir toute mouillée dans mes bras. Plus tard Je lui caressais les fesses très doucement.  Et délicatement l’anus en mouillant bien mon doigt. IL m’arrivait aussi d’utiliser des gants de chirurgien.

Des fois Sabrina pleurait ou hurlait ou se couchait doucement sur mes genoux. J’en profitais pour lui caresser les cheveux je lui racontais des histoires pour enfants.
Ou c’était juste moi qui pleurait de plaisir.

Sabrina m’embrassait sur la bouche ou dévorait mon sexe avec la passion soudaine des nouvelles sensations. Elle jetait un vrai grain de folie.
Je lui avais bien expliquée: «Une fois les fesses à l’air que vaut l’intimité d’une jeune fille?»
Elle m’a supplié de l’enculer – « Vas y », me soufflait-elle. J’y allais pour lui faire plaisir et surtout pour faire taire ce démon qui me contrôlait.
Je connaissais par cœur chaque mm de l’anatomie de Sabrina. La nuque – puis les épaules- les cheveux longs et soyeux- le dos interminable et ce petit grain de beauté. Et aussi les jambes et le sexe humide et palpitant comme une fleur carnivore qui avalait mon pouce. Et le gout de vanille des seins que j’aimais léchouiller

Les autres

Des filles IL y en a eu peu 7 ou 8: 9 maximum.
Je les voyais toutes à la fois mais j’étais trop fragile pour ça.. La pluspart attendaient sagement dans une pièce fermées a clé. Ou je n’en voyais qu’une seule à la fois mais pendant plusieurs jours.
Heureuses toutes excitées d’être si gênées nues contre moi. Certaines trouvaient que mon sexe avait un gout sucré. Elles n’arrêtaient pas de le sucer avec leur petites langues roses. Et je leur apprenais à faire l’amour entre elles.
Je lisais de la peur dans leurs yeux d’enfant. Certaines voulaient absolument sentir mon sexe en elles Je cédais  mais rien non rien ne valait les caresses ou les baisers salés.
On se voyait chez elles ou dans des Formules 1. Ou chez moi. Je  me rappelle pas. Le plus intrigant jamais je ne payais la chambre ni la fille. Je ne sais pas mais ou donc étaient les parents ? Triste époque madame c’est bien vrai. IL faut les tuer au fusil tous ces arabes ces roms ces détraqués ces voyous  !!!
J’ai bien tenté de leur faire lire « les liaisons dangereuses ». Non les petites préféraient «Star Ak. La nouvelle star. Loft story». Le poste de TV était toujours allumé.
J’écoutais leur cœur doucement s’arrêter de battre.

Je crois qu’elles aimaient cette différence d’âge. Bien entendu juste pour une liaison passagère. Elles avaient besoin de tendresse de caresse. Et d’on leur dise qu’elles étaient belles et uniques dans le chaos de l’univers.
Et ensuite mourir de plaisir. J’écoutais leur cœur doucement s’arrêter de battre. Qu’on les serre fort qu’on les embrasse et qu’on leur dise je t’aime.
En deux ou trois jours elles étaient épuisées ….Je ne leur donnais presque rien à manger ou à boire. C’était pour m’assurer que la peau resterait blanche. Qu’elles ne prendraient pas de poids.

La nuit tombe

Avant de les quitter je les étranglais pour être sur qu’elles ne me fassent pas trop de publicité.
Je me débarrassais maladroitement de leur corps. Est ce que je me rendais compte que j’étais devenu un assassin ? Parfois un débaucheur un violeur? Oui mais, impossible de stopper.
Mes nuits étaient peuplées de hurlements. Mes rêves se resserraient comme un nœud coulant.
J’étouffais ou je buvais mon propre sang et je trouvais ça bon..
Je me voyais pendu mon corps se tordant en Enfer.
Un soir un renard argenté dévora une de mes protégées. J’ai enterré son corps dans l’ancienne déchetterie. Je dois aussi confesser que j’en ai poignardé une. Brutalement sans prévenir.
Schlack! Elle m’avait demandé de l’argent et était encore habillée. Je l’ai ouverte de la gorge au sternum.
Cet assassin cette brute ne pouvait pas être moi. Crime sadique? Non un geste impulsif «malheureux».
La nuit bientôt va m’engloutir.
Fin de la pièce numéro 1.
Document envoyé au Transylvania Post

2003 Hopital psychiatrique de (xyz), dans le Vercors.

Le tic tac tic tac des pendules. Les gardiens m’observent et me scrutent. Ils croient m’avoir à l’oeil.
J’attends la tombée du jour mon amour
Viens me voir j’ai besoin d’une chemise en velours
Tu devrais en trouver une à Carrefour. Apporte moi aussi des petits fours stp.
J’ai tellement envie de te serrer dans mes bras Sabrina.
De te toucher partout.
De hurler comme tu es belle!  La presse me traite de sadique. M’accuse d’avoir abusé de filles mentalement retardées. Non pas du tout! Elles arrivaient toujours à l’heure –  étaient juste mélancoliques.
On parle de réintroduire la peine de M-m-mort. Les médicaments me font bégayer en écrivant.
Sabrina comment tu peux imaginer que je sois un tueur froid et sadique.?
Tu habites toujours Oradour? Je sais c’est terrible mon amour
Ce soir a la TV IL passe «La rivière sans retour» mais je préfère «La captive aux yeux clairs.»
Hier j’ai dévoré un gros vers.
Ce soir je ferai l’amour dans la cour avec les vautours..
X.
Fin de la pièce numéro 2. (Lettre interceptée par l’administration le 2 juin 2003)

2007 Rapport de l’interne de garde

X. s’est pendu dans sa cellule expliquant que les petites lui manquaient trop
La corde était mal fixée. Sa mort fut longue et douloureuse. Rien de ces chaleureux «orgasmes» qu’il se plaisait à décrire. IL est mort en pensant qu’elles étaient encore vivantes. Ce seul détail me terrifie. Selon certains Il entendait des voix. Les types ici deviennent vraiment des «fauves»

Didier Courbon, Interne de garde  3H02 .
Fin de la pièce numéro trois

… Dans la presse déchainée
«On a retrouvé le corps de docteur Courbon dans sa chambre, vidé de son sang.

L’inquiétude gagne car lors d’une demande d’autopsie de X. On a constaté que son cercueil était vide.
Les autorités s’interrogent.
Un groupe de voleurs de cadavres ou de profanateurs de sépultures est la piste la plus probable »
Les Echos du Vercors, octobre 2007
fin de la pièce numéro 4.

« Un paysan affirme avoir aperçu une jeune fille « au visage de bête » près de la l’ancienne maison de X.
La fille aurait dévoré un  chien.
Un berger allemand. Pour lui sucer le sang. Une hypothèse peu crédible selon les autorités ».

Les échos du Vercors, janvier 2008
Fin de la pièce numéro 5

Les gens se barricadent chez eux ou alors vont à l’église. Les lieux de cultes ne désemplissent pas. Il y a des exécutions publiques, des pendus dans la rue avec trou rouge à la place du cœur. Et une petite pancarte : « Vampire- j’ai copulé avec une vierge blanche ». La maladie se propage a une vitesse exponentielle. Dressés à la hâte les buchers ne suffisent plus.
IL y aurait de mystérieux cas de peste et d’anémies fulgurantes.
Longtemps tabou ou lié a des fantasmes les mots Vampires, morts vivants, se répandent dans la vallée de la mort comme une malédiction. C’est ainsi qu’on nomme aujourd’hui le monde et les « créatures » qui nous entourent.

Pièce à conviction numéro 6: Journal des « églises unifiées de la rédemption »
« Nous ne sommes plus qu’une poignée à fuir et à « défier » le comte. IL recrute tous azymuths mais sa préférence nous est acquise. Il n’épargne que les vierges et veille à ce que leurs corps ne soit pas souillé ni découpé ou décapité. Afin qu’il puisse s’en délecter en privé. Loin des caméras, les miroirs n’y voient que du feu. »
Pièce à conviction numéro 7: Trouvé sur le corps encore chaud de Sarah Blomstein,
Une jeune vampire aux dents longues.

« Un pouvoir fort pour remettre de l’ordre » titre le journal « Le Soir ». Le journal contient en sous titre : « Mais qui se cache derrière Sarah Blomstein? » .
Pièce à conviction numéro 8.

Il faut tous les tuer. Ne pas les laisser prendre les nostres; Un jeune nazi du nom de Von Riesling tire les cartes tous les soirs au café « Welcome in Vienna ». Ses prédictions sont très appréciées. IL en appelle à la révolte. A l’utilisation immédiate de l’arme atomique. Il faut arrêter les poètes, les savants, les écrivains de science fiction, les noirs, les arabes, les jaunes, les juifs et les tous les métèques.
Tous les tuer.
Et respecter enfin « Le Livre ».

Trouvé sur le corps blanc et froid de Madame Danzière, un extrait de son journal intime.
Madame Danzière fut  une extrémiste connue pour sa fortune, sa piété excessive sa haine des métèques et son attirance pour les bottes bien cirées.
Fin de la pièce a conviction numéro 9.

A suivre

Clodb168  Clpeacenow

le 10 novembre C2018 l’homme qui aimait caresser les jeunes filles

 

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Thaïlande 1976

[Entrée mise à jour le : 25/01/2014] [Entrée mise à jour le : 14/01/2014] [Entrée mise à jour le : 14/01/2014] [Entrée mise à jour le : 13/01/2014] [Entrée mise à jour le : 13/01/2014] [Entrée mise à jour le : 02/01/2013] [Entrée mise à jour le : 19/12/2012] [Entrée mise à jour le : 19/12/2012] [Entrée mise à jour le : 13/11/2012] [Entrée mise à jour le : 29/03/2012] [Entrée mise à jour le : 29/03/2012] [Entrée mise à jour le : 29/03/2012] [Entrée mise à jour le : 28/03/2012] [Entrée mise à jour le : 28/03/2012] [Entrée mise à jour le : 27/03/2012] [Entrée mise à jour le : 27/03/2012] [Entrée mise à jour le : 27/03/2012] -25.01.2014 modif editoriale


       1976   Le voyage en Thaïlande 


Phil et moi on en avait marre. 
 
Toujours limites niveau smack . Toujours à moitié en manque.  Jamais vraiment défoncés. Pas comme on aurait voulu. A la merci des petits dealers de banlieue et les prix de héro flambent : 150, 200 euros le gramme (1500 francs). On n’a jamais assez pour s’acheter un gramme. C’est de la survie pour un ou deux fixes par  jour. Une existence humiliante, frustrante, faire des kms pour rien. Les seringues sans rien ca énerve. Ca rend dingo. Je m’épuise à ce jeu. 
Jico est en prison. 
Bouger. Bouger Changer la donne Ne plus subir l’intolérable. 
Phil avait été déjà  en Thaïlande. Je comptais bien le convaincre d’y retourner.   
En France je me  bats pour quelques fixes de came douteuse.  
Aller en Thaïlande… En fait c’est Phil qui me l’a proposé. 
J’ai dis oui de suite. 

En Haute Savoie 1976

La préparation.

Ce voyage me faisait peur. J’avais jamais pris l’avion – voyagé sauf des AR Paris Amsterdam. Et une ou deux fois en ferry direction Londres.
La Thaïlande J’avais besoin de m’y préparer car les enjeux étaient  élevés :  15 ans de prison à l’autre bout du monde.
On est descendu en Haute Savoie, Un petit appartement pas très loin de Samoëns.  C’était l’été. On serait au calme. Juste quelques jours de répit. Phil a sorti  plein de cotons gorgés de  came et des dizaines de boites de codéthyline pour les infusions nocturnes.   
Les cotons sont le résidu d’une once de smack. Les restes de son  dernier voyage. Un plan B qu’il ne m’a dévoilé qu’au dernier moment.
– En manque ca sera dur de s’organiser.
Soufflé.  Me respiration a du s’arrêter. On galère depuis 2 mois et il me sort « Les cotons ». Il me tue avec ses plans B…. mais des fois j’aime la mort
Surtout quand elle est blanche.  
On se fixe en faisant hyper attention.  On n’a  pas de filtres « toupis » On filtrait plusieurs fois – la première avec une seringue 2 cc (ml) posée direct sans aiguille sur les cotons. Ensuite Faire bouillir,  tourner tant que c’est chaud,  Filtrer refiltrer exfiltrer surfirltrer,  . et filtrer encore etc.
Cent recettes de cuisine pour ne pas gâcher de  smack 
Le résultat des cotons est  fort – très fort.  Ils sont gorgés de blanche. Plusieurs fixes chacun.   On s’est enfin calmé. 
Phil m’explique en gros  comment c’est la- bas. IL me parle des Khmers rouges de roquettes à Bangkok. Et au nord les milices du  triangle d’or. Thaïlande en  1976,  partout des flics, des militaires,  des gradés avec des attachés case etc. 
Phil me parle de tout … De tout sauf de la dope 
Laconique il me balance un truc genre
– Tu  verras sur place t’inquiète y en a plein. 

  Le jour « J » .  

On va prendre l’avion en Belgique. D’abord le train direction Bruxelles-midi  puis un taxi. Et direct l’aéroport et  la salle d’embarquement.
J’ai l’impression que tout va trop vite,   que je regarde un film : c’est l’histoire de deux types qui vont en Asie du Sud …. Mais leur destin va se jouer autrement, dans la rue, la came et la prison à vie.  

  Un gros DC un Jumbo-jet

C’est  la première fois que je prends l’avion. – Maman je te jure c’est la vérité !  Je fixe le DC  incrédule. Je me demande comment ce gros machin peut voler. Ce tas d’acier et d’électronique ? Impossible. On va se planter. Ce truc  là ne peut pas voler.
Clair on va s’écraser.
Adieu la vie adieu l’amour . Ne jamais rater une occasion de s’angoisser. J’écoute hyper attentif, concentré,  chaque conseil de l’hôtesse. « En cas de dépressurisation». Elle veut dire quoi ? Si les vitres explosent ? 
Hélas après la présentation il n’est pas prévu que les passagers posent des questions.   
Je cherche le masque  à oxygène et les canaux de sauvetage. Je le dis à Phil. Je sens que je l’énerve.
L’accélération au décollage me surprend  et le DC finit par s’envoler. A un instant T les roues ne touchent plus le sol …/C’est super comme sensation.  Au cas où je me récite une prière. 
J’aperçois des voitures minuscules en bas dans un autre monde.   On dépasse un gros banc de nuage  et d’un coup plein soleil. On survole une mer de nuages noirs  
Une hôtesse passe : Champagne  double whisky etc.
On fait escale à « Abu Dhabi »,  Escale Duty Free grand luxe. Je découvre les scheiks du pétrole. Ils marchent sous une tente  tenue par quatre noirs. Un peu comme dans Cléopâtre avec un zeste de Lawrence d’Arabie. Un autre sniff aux toilettes. J’ai les mains qui tremblent. Je me fais engueuler par une hôtesse car je fume  trop  près de l’avion  (IL se recharge en carburant ). 
On fait une seconde escale aux Indes. Très courte il fait  nuit.  
Personne ne sort.  
J’aperçois trois soldats qui discutent autours d’un feu. Ils ont l’air de crever de chaud.  . 
On redécolle – Un dernier sniff –  limite – dans les toilettes de l’avion. J’ai du en laisser  tomber. L’hôtesse me regarde comme si j’étais dans les vapes. 

   Bangkok 
.
Aéroport international de Bangkok – Chaleur torride humide, sale, poussières en suspension. 
A l’arrivée, sur le tarmac des dizaines d’avions militaires américains. 
C’est encore la guerre ici ? Les américains doivent rapatrier leur flotte,  le matériel, Toutes  les infrastructures de la guerre du Vietnam.
Le  Cambodge,  les Khmers rouges ne sont pas très loin.
Thaïlande, insectes de toutes tailles, – Tout le monde a peur. Depuis que des étudiants ont été pendus sans sommation,  pour l’exemple,   à l’entrée de l’université – pour montrer la volonté du gouvernement militaire. 
Pas de réformes.
Les khmers balancent  une  roquette  sur Bangkok. Tu te couches de suite des que tu entends le  sifflement. On est loin du point d’impact Le souffle arrive jusqu’à nous – Ensuite Boum ! 
Bangkok je découvre la foule  car on est à pied. Faut se frayer un chemin. C’est mon premier contact avec le tiers monde la surpopulation On finit par se retrouver dans un coin  plus calme et on se prend un vrai taxi.

  Prostitution
 
La prostitution m’a sauté au visage comme dans un film X. Je suis mort là bas au bout du monde. 

Dans un taxi étouffant quand le chauffeur m’a proposé de coucher avec sa fille de 12 ans….,qu’il te montre avec fierté, photos à l’appui. On lui dit non merci on vient juste d’arriver. On prend sa carte de visite –  en anglais au  verso. On la balancera plus tard. Sale con !  On  est pas venu pour des filles de 12 ans. Et on est déjà en manque. On en a pris trop dans l’avion.  Tous les deux en manque  et « pas question de s’en procurer avant l’arrivée à Chiangmai ». 

J’ai pris de l’immodium de la viscéralgine, du valium et un tout petit peu de speed.
Pour le speed je l’ai pas dis a Philippe.
Il m’aurait tué.
Je suis les consignes prévues en France. Tendre vers le risque minimum. 
On ne passe qu’une nuit à Bangkok. On loge dans un palace ou se côtoient  des militaires de haut grade,   des australiens a la peau rose, des américains de la CIA et des chinois avec une drôle de tête. Phil me précise que sont des Thai’s.

  Elles sont belles les filles.  

Impressionnant le balai des putes. Elles sont innombrables. Des fourmis qui arrivent en vélo,  en bus, en pousse pousse, en Taxi, en soucoupes volantes,  etc.
J’en ai le souffle coupé.J’en aperçois une qui porte un bébé sur le dos –  Très belles, et dire le contraire relève de la tartufferie.
Oui je n’arrête pas de les mater depuis le hall, le lobby de l’hôtel.  
-Tu peux les commander par téléphone comme une vodka tonique, me lance  Phil l’air blasé et cynique … alors qu’il est sensible comme une rage de dent..
Pour l’instant on s’envoie des Cocas, des toniques,  plein de glace pilée.
J’ai une de ces envies de me faire un shoot

  Bangkok… Chiangmai
 
Une nuit en bus vers Chiangmai,   Vers le Triangle d’or. Barrages militaires tous les 50 km  Dans le bus,  que des Thaïs et nous deux.  Inspection des papiers,  des bagages. Les soldats sont énervés ou alors c’est moi ou le manque ou c’est juste leur manière naturelle de hurler.
Une nuit pour faire 400 km-500 km.. Une courte nuit. On descend une fois ou deux pour se restaurer, avaler un soda – se laver un peu, etc.  Au matin, on découvre un paysage de rizières, un soleil timide,  et très vite on arrive à destination.  La chaleur se fait plus supportable, l’air est plus sec que dans la capitale. 

Chiangmai 11 Heures am


On descend dans un «Guest house», un hôtel pour jeunes Une heure par jour il y a un peu d’eau  pour se doucher. L’eau n’est pas potable. 
Dans notre Guest House il y a des jeunes sportifs. En tout moins d’une dizaine de clients. Des Canadiens,  des Australiens. On échange quelques mots au petit déjeuner.  Ils nous parlent de «Trecking». De balades dans la jungle avec un guide. De réveils à 4heures du matin pour éviter la trop grosse chaleur. De rencontres avec un tigre à l’heure du thé.  
La ville est truffée de moines bouddhistes. Leur tenue rouge et or donne un peu de couleur au paysage délavé par les premières pluies qui annoncent la mousson. La pauvreté sur des km2 de bidonvilles sur équipés  de grosses TV Japonaises. Il fait si chaud les gens sont tous dehors pour regarder. 
Je découvre les « touks touks ». Les petits taxis collectifs.
Il y a aussi des touks individuels tirés par des vélos ou des êtres humains à pieds.
Je me souviens d’une femme mure, une touriste blanche, qui s’extasie sur ces «beaux corps en mouvements». 
Ouais ce pays est pourri. 
Sauf que je n’y connais rien en Pays pourris. C’est la première fois que je suis aussi loin de ma base, paris le 93.

  Le smack en 1976 :  You want smack?
 
Les gosses t’abordent direct dans la rue et te proposent du smack. 
– Sir sir  you want smack ?
Ils courent après les touks, les nouveaux arrivants. 
– You want smack ? Sir please very good smack. good prices – « Smack ? » je croyais que c’était de l’argot New Yorkais
Ils te suivent on doit les semer.    

  Prises de risques a 14H30

On va tous les deux voir un dealer. Il réside dans une  grande maison sans caractère, dans la banlieue de Chiangmai. Les murs sont couverts de photos de filles Des photos pornos des fois qu’on aurait oublié qu’on est en Thaïlande.  Sur une table un gros flingue avec une crosse argentée (Un briquet ?). 
En prime on a aussi le droit d’écouter de la mauvaise pop.  De la disco locale.  J’aimerais être ailleurs – Me cacher sous la moquette. IL n’y a pas de moquette.  On achète 5 grammes juste pour goutter, dans un petit sachet en plastique transparent. 
On n’a rien pris depuis notre arrivée à Bangkok. On renifle tout le temps. On file dans un touk touk  qui a du avoir un pot d’échappement dans une autre vie.

  Seringues et bouteille d’Evian à 15 heures

On rentre dans notre « Guest house »  Ca fait trois heures qu’on est à Chiangmai. Tout se précipite.  Je  file  acheter deux seringues et une petite bouteille d’Evian. Les seringues sont en vente libre mais l’Evian est impossible à trouver.  J’achète de l’eau minérale Thaï. « Spring water ». Je tremble de partout c’est le manque et l’envie d’un fixe et l’excitation et aussi la peur.
On teste.
La poudre est presque pure. On en prend juste une  petite pointe minuscule – Et on évite l’OD de justesse.  Phil me retire la seringue a moitié injectée. Tu avais les yeux blancs Clodb putain ! Après Je plane sur un nuage bien au dessus des nuages. De l’héroïne aussi forte je ne savais pas que ça existait.
Deux jours plus tard,  on croise notre dealer par hasard dans le centre de Chiangmai. Il est en voiture et nous fait de grands signes. 

  La nuit des Lézards transparents
 
La nuit le plafond de notre chambre est tapissé de lézards transparents. 
De temps en temps tu en reçois un sur la tête. 
Impossible de dormir. Je sors fumer quelques cigarettes. Le chant des crapauds est insoutenable, lancinant, il ne s’arrête qu’au lever du jour.  Pas d’eau courante. Pas de tout à l’égout. On a juste un peu d’eau potable amenée avec gentillesse par le propriétaire, dans un vase en grès. Il nous passe  aussi des  bâtons d’encens anti-moustique Il fait chaud et humide. On colle de partout. On se sent sale. On est sale. On prendrait bien une vraie douche. On respire mieux qu’à Bangkok mais il faut être accro pour se shooter dans ces conditions.
« Après on prenait beaucoup de smack… on était gravement stoned en vérité »
Dixit Phil. 
Mais jamais  assez pour effacer cette boule de peur au creux de l’estomac, pour éviter des diarrhées défiant toute logique.
On est parti très juste en fric (tout pour l’héroïne)  mais on vit largement au dessus du Thaïlandais moyen.  
 
  Des motos 125 trial
 
On reste deux bonnes semaines.  On se loue des motos 125 Trial et on essaye de bien tenir notre gauche. 
C’est  la première fois que je fais de la moto. On se balade autours de Chiangmai. C’est un peu les vacances. Ca fait du bien de se relaxer. Essayer d’oublier qu’on doit ramener trois onces chacun.  Trois onces. Ca me semble énorme.  On se retrouve  dans des endroits superbes des temples – des monastères perchés à  flanc de montagne. 
Un jour on se perd en rase campagne. 
Une femme est courbée dans une rizière. Un  panneau «coca cola» est accroché près d’une maison en bambou.  Un éclair zèbre le ciel plombé. – Déchire un superbe arc en ciel. Il commence à pleuvoir. La pluie est chaude douce, tiède et sale comme nous. On capte ça et là des odeurs d’encens. Paumés  dans une rizière à moins de dix kilomètres de ChiangMai. Finalement on stoppe un Camion  presque vide..  Je lui demande une/ deux/ trois fois  ou est ChiangMai  et il rigole. Le chauffeur parle quelques mots d’anglais-Thaï.  
Il nous embarque avec les motos et nous dépose  près d’une  borne en Anglais. C’est écrit « Chiangmai km 8 » en tout petit.  On est soulagés  on lui file un paquet de Marlboro,  toujours apprécié ici. 

  Parano 
C’est juste la parano de l’après Vietnam. Une guerre largement entrevue à la TV en France. Une guerre que l’on a pas faite.
Mon Vietnam  fut le speed et l’heroine. Une drole de guerre ou on perd a tous les coups. La parano du Sud est asiatique. La parano, quoi. 
Au dernier moment on change de Dealer.
Il parait que le notre rabat des clients potentiels pour les stups.  J’ai l’impression que Philippe me ménage. Je ne suis jamais là quand Il y a du danger.
Le même jour Il part le soir revient  dans la nuit.
Je commence à m’habituer aux lézards – Y en un petit qui vient me voir me grimpe sur le ventre. Surtout ne pas s’attacher!
Finalement on a de la dope et elle est super bonne. Après on achète des préservatifs, de la vaseline, pour mieux faire glisser chaque  paquet dans l’anus. Ca fout la trouille. Heureusement Phil est toujours là pour m’expliquer. C’est sa troisième fois. Une once par paquet. Le paquet est enveloppé de préservatifs et pas question que ca craque.

DANGER ?
En 1981 ( ?) Je découvrirai le reportage « Charters pour l’enfer » qui informe  –enfin  – Sur les dangers des  voyages en Thaïlande très attrayants pour les jeunes de banlieue en quête d’aventures insolites pour pas trop cher – Tous ne ramenent pas de dope.
Je crois qu’un peu d’herbe locale suffit pour te valoir de gros gros ennui..  
  
RDR : 2012 Heroine dans des preservatifs ; ce mode de passage est connu archi connu. Ils ont des chiens. Il peuvent te garder pour examen. La tu es foutu … Et surtout Il n’y a plus bcp de smack en Thailande IL faut aller plus au nord.  
une fois dans l’avion si un des paquets éclate en vol c’est l’OD et la mort assurée. 

Not show to customs


Derniers moments à ChangMai – on se paye un resto un peu « classe »  On mange dehors. De gros insectes volants tournent autours des tables.  Les Thaïs semblent ne pas les remarquer. Bon. On ne mangera peut être plus avant Bruxelles. On s’envoie un poison violent le fameux « Whisky du Mekong » qui ne coute pas cher. On survit à une gueule de bois.
Je pense au  « point rouge » Le passage de la douane à Bangkok International Airport La nuit je fais des cauchemars – IL est temps de rentrer.. 

Derniers jours à Chiangmai  (en septembre).
 
On fait gaffe de ne pas être suivi. On rentre dans des magasins d’où on ressort aussitôt,  On trace en  taxis collectifs, etc. On change de Guesthouse  la dernière nuit à Chiangmai.  On est sur nos gardes. Tout le temps. Au bout de quinze jours ça devient fatigant.
Phil achète une pipe à Opium dans un magasin de souvenirs. Elle est superbe. La vendeuse aussi  nous prévient « Pipe- Dangerous – Forbidden- Not show to  Customs »  C’est typiquement Thaï comme attitude. Si c’est «interdit-dangereux» pourquoi elle en en vend ? En fait la pipe est purement décorative.
…. mais à l’époque on n’en sait rien.
La pipe n’était pas exposée dans la vitrine il a fallut  demander plusieurs fois. 
Not show to  Customs !  Oui  merci beaucoup… on n’est pas débiles à ce point. On dira rien. 
Voyage retour en bus ou en train ? Je ne me rappelle pas. 

Trois onces d’heroine dans le corps


Une ligne de train relie Bangkok et Chiangmai, datant de la colonisation. anglaise. On repasse une nuit à Bangkok. Le temps de s’enfiler calmement les trois onces. Une fois que les trois paquets sont à l’intérieur de mon corps… je ne sens rien. J’ai pas peur – inconscience ? Je fais confiance a Phil  me  dit que c’est pas dangereux si c’est bien fait. C’est lui qui s’est chargé de la confection des paquets les as bardés,  enveloppés de préservatifs.
Un petit sniff juste avant de partir pour l’aéroport. On s’est douché et rasé de près. Je retire mes lunettes noires. Le miroir me renvoie de la peur. Normal compte tenu des enjeux.   
Ensuite je me lance … On passe la douane Thaïlandaise sans aucun problème. Ouf ! –  moins d’une minute pour chacun. Le mec fouille  mon sac de voyage. J’ai aussi du Chivas et des clops en Duty Free et une cartouche de Cloppes.


On arrive a Bruxelles,  on a peu de smack,  assez pour sniffer. Ras sur le voyage en Avion retour. Si lors d’une escale dans les Emirats, un type blanc barraqué embarque complétement imbibé d’alcool. Violent. Il crie après les hôtesses.  Les traite de putes. Elles semblent habituées. Fatiguées.  C’est le comportement d’un type qui vient de passer 6 mois a forer sous 40 degrés. Seul. Pas de femmes. Pas d’alcool. Il se fait un maximum de fric sans doute. Ce n’est plus un homme juste une bête sauvage.  

  Arrivée à Paris Gare du Nord. On s’installe dans un petit hôtel. Ensuite trop d’héroïne tue le plaisir de la dope. Je  sentais plus rien.
A chaque fois que je tournais quelqu’un. Filles ou garçons. J’avais peur qu’ils me fassent  une OD.
Apres on l’a coupée une première fois.
C’était pas encore assez. Toujours des OD. Bcp trop. On arrêtait  pas d’y penser.
On l’a recoupée une seconde fois.  
Meme pour nous  on garde la poudre «coupée une fois».
Y a pas de logique pas de plans. Putain j’en ai ras le bol de l’hero. 
Plaisir zero. 
Je reste au lit le jour la nuit.
Je ne me leve que pour me shooter. Les grammes filent très vite.(….)  Un jour le gros sachet est vide. Tu t’es shootés tous les cotons; Je me souviens avoir cavalé chez Phil qui m’a filé un bon gramme.
Le lendemain j’ai  plus rien.
Je vais en acheter a Bondy un demi gramme de saloperie pour 600 francs.
la je me dis il est temps de stopper – arrêter les frais    

Cure de Methdone – je décroche – bientôt le désert du Neghev



Paris – Février 1977 – Cure de Méthadone d’un mois – tous les jours a l’Hôpital St Anne, faire pipi et voir le psy, Dr Ben Yacouv un type qui réfléchit beaucoup plus vite que moi et a toujours un coup d’avance.  Je fais le test des taches. Pas les taches de rousseurs de la psychologue, jeune un peu perturbante.  J’aime ses perturbations.  Je la drague direct… sans succès. Le test de Rodach c’est celui ou je vois des scarabées extra-terrestres, des vaisseaux spatiaux en 3D,   des monstres qui veulent me tuer, etc. et des fois je vois rien – rien du tout. Alors je passe, comme au Poker.  
Dernier entretien avec ben Yacouv : 
– Clodb  t’es plus accro, 
et tu n’as pas le « profil » du Junkie En 1977– ils avaient « eux aussi » le  profil du «junkie» . Je l’ai toujours pas  ! Je suis vexé a mort. A Marmottan 1975 déjà j’avais pas ce foutu profil.
– Clodb tu as la chance de pouvoir changer de pays, de vie  – Essaye au moins !  Et ne reviens pas avant cinq ans. 
Je  me souviens  de ses paroles exactes.  5 ANS.

Bientôt le désert du Neghev, lsrael  ?

Et non car Je me raccroche. Nouvelle cure. Je pars à la campagne avec Jico et ses copines. On s’éclate sans comprimés ni drogue. Juste on picole bcp bcp trop. Et il y a cette nuit atroce. Rage de dents je prends une boite de Glifanan. Un antalgique efficace mais qui détraque  les reins. Je me fais un blocage, de l’urée, et 2 mois à l’hosto. J’ai enfin le feu vert des toubibs. Mon départ a été deux ou trois fois retardé. J’aurais aussi bien pu en crever. Etre dialysé a vie. Petit a petit ca va mieux. J’ai un super moral. Me casser de Paris pour Israël ? Je mesure la chance que j’ai. Dehors il fait froid il pleut. 
Je regarde la météo de Tel Aviv, 33 degrés soleil – l’eau est à 26 degrés.
 Je pense que c’est ce qu’il me faut. Que j’ai un sacré bol. En vérité rien ne va se passer comme programmé.  

A lire sachant que au loin a Chiangmai  je n’ai que vaguement entendu parler de ce coup d’état – ca explique surement pourquoi y avait autant de militaires dans tous le pays chassant le communiste, le drogué, le hippie, le gauchiste en y repensant je me sens mal d’y avoir été cette année sanglante.
Mais j’en savais quedal.

ANNEXE SUR LA THAILANDE QUI EN FAIT RÊVER CERTAINS

 THAILANDE 1976 Le coup d’état militaire- Rawai.fr

Histoire de la Thailande, du siam, pendant les guerres mondiales,  Après la fin de la monarchie absolue en 1932, la Thaïlande a vécu soixante ans de pouvoir militaire ….. En 1957, le maréchal Sarit Dhanaraj (=Thanarat) prend le pouvoir et force  Le 6 octobre 1976l’armée a lâché les paramilitaires sur les manifestants

Thailande Oh Thailande : Peine de mort
Qu’en pense Admnesty International?

Confirmation de peine capitale. Le 15 octobre, la Cour suprême a confirmé la peine capitale prononcée par un tribunal de première instance à l’encontre de Jirasak Chatworanit, 32 ans, membre de la tribu Yao.
En 2005, il avait été arrêté en Chine pour la possession de 60 kg d’héroïne, et de 137 000 pilules de méthamphétamine. (Bangkok Post)- Qui sont les personnes se trouvant dans le couloir de la mort ? Les condamnés à mort sont la plupart du temps des gens pauvres et dont le niveau d’
éducation est très bas. Ce sont aussi des gens qui n’ont pas d’avocat ou ont un avocat peu compétent ou peu motivé, car mal rémunéré.
Beaucoup ( de condamnés) ont été forcés à signer des aveux et ont parfois été frappés ou torturés. Tous les dysfonctionnements et les discriminations dans le système policier et judiciaire thaïlandais se retrouvent de manière amplifiée ici.
Les condamnés à mort subissent deux choses difficiles : l’effet psychologique de l’incertitude de leur sort et également le fait d’être enchaîné (en Thaïlande, les condamnés à mort portent des chaînes aux pieds)
Plus?
http://www.amnesty.fr/sites/default/files/abolir_87.pdf

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Une chasse sans répit dans le désordre de la nuit

[Entrée mise à jour le : 13/11/2012] [Entrée mise à jour le : 02/04/2012] [Entrée mise à jour le : 02/04/2012] [Entrée mise à jour le : 28/03/2012] [Entrée mise à jour le : 14/03/2012à 9H05]
mise a jour le 12/11/1018


Héroine smack (Écrits à  fragmentations) en 2006 sur la base d’une texte manuscrit esquissé quelque part en Europe.
L’ héroïne
J’avais peur des fantômes  et aussi des filles et de la lumière du jour. J’avais peur des horloges et des calendriers. Je voulais pas savoir en quelle année on était. Surtout j’avais peur du temps qui lamine.  Peur du vent mauvais. Glacé IL cinglait les oreilles Des volets qui claquent dans la nuit.
Et aussi  j’avais le cœur froid.
En stand-by.
Je crevais d’ennui à petit feu quand j’ai rencontré « la drogue ». Coup de foudre immédiat. Dans le roman «Junky», WB explique que la drogue est un «mode vie»…  que l’on choisit souvent par défaut. Par manque d’autres « motivations fortes. On se réveille un matin. On est malade.
Ce n’est pas aussi simple. IL  faut aussi «au moins» une « occasion ». Une «rencontre du troisième type». Pour moi ce fut la rencontre de Phil et Jico. Philippe fumait du shit mais surtout prenait de l’opium. Il m’a montré une seringue en verre .IL parlait de la sensation de l’OP et ça m’a donné envie mais  j’avais un peu peur de me piquer.
Sur le fond j’étais sur de moi et déterminé à aller jusqu’au bout. Je ne savais pas encore que « le bout » était la mort.

… Envie ? J’étais carrément fasciné ! J’ai sentis que j’allais enfin m’évader de ma cage «étudiant- informatique-famille». Desserrer une fois pour toutes les tenailles de l’Ennui.
Il faut une occasion et de la détermination
Ouf ! Bye bye bye.
……
(Plus tard années 70-80 : comment ),  
…Dans la bulle d’héroïne,  Je contrôle mes terreurs. L’héro glisse sur tout mon corps avec sensualité et 
délicatesse. Mon estomac se porte mieux. Mon cerveau est en paix.  Je voudrais capturer  cette sensation pour l’éternité.  Sexe mieux que le sexe et sensualité que c’était bon !
La serrer dans mon poing ne  jamais la laisser repartir. L’héroïne cajole  chaque cellule de mon corps. 
Son pouvoir est apparemment sans limite.
(Plus tard).
En manque un soir d’ été,
…Je pique la R16 de mon père et je conduis  trop vite – comme un zombie.  Je  grille des stops je passe au rouge – J’ai quelques adresses griffonnées sur la page de garde d’un pocket «Saint Antonio» ; Des numéros de téléphones. Des noms codés. Une façon comme une autre de découvrir Paris et sa  banlieue. Je bois des pressions dans un café ouvert la nuit porte de la Villette. Ensuite : Paris Belleville et Métro Saint Fargeaux. Porte de Clichy à trois heures du matin. Des bagarres à coups de bouteilles. Des insultes- des hurlements. Plus loin j’aperçois des ambulances et un camion gris des CRS. De la musique disco très forte s’échappe d’une boite de nuit ou d’une fenêtre grande ouverte.   A la lueur de gyrophares j’aperçois un type  près du métro aérien. Il me fait signe d’arrêter. Me  crache une insulte.  Je ralentis puis je mets plein phare  et je fonce.
Ce mec là ne vend pas de drogue.
(…. Plus tard)
Une chasse sans répit dans le désordre de la nuit
Des nuits entières a rouler. Je découvre les grandes cités,  les barres à Sevran à Livry Gargan à Bondy ou carrément du coté d’Orly, de Velizy ou de Parly 2.  Des fois je ramène un gramme. Je suis   surexcité fébrile. 

Dans la nuit étoilée je suis en  route vers la voie lactée

Le manque diminue à  la seule idée que j’en ai même un peu –  que je vais bientôt pouvoir m’injecter….Me fixer me shooter. Me piquer. Effacer le manque. Le tuer.  Le faire reculer pour une nuit. Au retour je conduis avec prudence.  Pas question de me faire arrêter par des flics ou de flinguer la R16. Pas avec un gramme. Je glisse «In the Sunshine of your Love » des Cream dans le lecteur de K7 et d’un coup toute la poésie de la blanche  défile en lumières crues artificielles:  Poudre/ petite cuillère/ eau/ briquet/ garrot/ seringue/. Coton/Aiguille/ tirette –  y a du sang. Je suis dans la veine. J’arrête de respirer pendant le shoot. L’apnée juste avant d’appuyer.  – Relâcher  le garrot et direct : injection!
Je ne connais pas de plus belle sensation. Je fais défiler les images très vite. Je ralentis et le manque se resserre. Il devient oppressant et  me fait grincer des dents.   J’éjecte la K7. Je coupe la radio. Ce soir là Je suis du coté ouest de la banlieue – compter encore une bonne heure de bagnole. Il est tard minuit passé mais je n’ai rien d’une Cendrillon. Le manque m’a épuisé.  Je dois redoubler d’attention pour éviter un crash.  
. Dormir. Impossible. En manque tu passes que des nuits blanches.  J’ai les yeux qui pleurent et des petits vaisseaux qui éclatent, deviennent rouge comme mon sang.
La drogue n’a rien de romantique. 
L’héroïne est une chasse sans répit dans le désordre de la nuit
Et le lendemain, à midi je n’ai plus rien. Le gramme a fondu dans la nuit.

A Rosny 2 Je retire 500 francs avec  ma carte bleue.  A peine un demi gramme, si j’en trouve  …Je sors d’une hépatite B, C j’ai le teint cireux et jaune à  crever. 
Je pose des questions précises à un cousin médecin. Il me sermonne. Me dit qu’à ce rythme je ne finirai pas l’année. J’en suis à ma seconde Over dose.  Ce toubib me fout la trouille.  Les crampes sont toujours là. C’est la première fois de ma vie que je pisse du sang. Je mets ça sur le compte du manque. En fait c’est un problème de reins.
Un problème sérieux qui me rattrapera vers 1978

 (Plus tard en hiver )  
  
Je suis à Montfermeil. Je passe la vitesse de  quatrième  en seconde brutalement.  Je réalise alors que je conduis une voiture de sport que je suis loin de maitriser.
Je roule sur du verglas. Pas le temps de contre braquer.  La voiture dérape  et percute  un abribus dans un fracas de tôles et de petits morceaux de verre brisés. Terminus le couloir noir des urgences.

Je me réveille en manque dans une chambre d’ hôpital.  Je me rappelle pas avoir vu de médecin. J’ai vu une infirmière «et bah vous êtes dans un de ces états ». Je lui demande de la morphine ou du palfium. Je lui indique que je suis en manque d’une drogue dont le nom est «Héroïne».
Elle me fixe choquée – incrédule et murmure un truc saqué sur les drogués,  comme quoi c’est ma faute etc.  
A l’époque ils te filent rien pour apaiser les crises. Je suis dans une chambre de 6 ou 8 lits. Je demande à sortir en début d’AM. Contre avis médical.
Je rentre en taxi alors que j’ai même plus de tunes ( d’argent) pour l’héro.  Se tirer d’ici. Vite.  Je  je ne suis aucune logique. C’est le smack qui me guide et dehors il fait encore plus froid.

(…Plus tard)
 Up and down baby

Clichy sous bois – Au quartier des bosquets je dégotte un peu de Brown. Décrocher devient vital .Du speed j’en ai un peu mais en manque ça ne me soulage pas. J’ai des crampes à hurler et des diarrhées. Je me vide de partout. Ras le bol !
Mais fixé à l’héro je pense tout le contraire.
Pourquoi s’infliger une telle succession de crises « up and down » ? Ca n’a  aucun sens….

(Plus tard)

Une petite église dans la nuit   

Suis paumé dans la nuit en  terres inconnues. « Pitié aide moi » je murmure tout bas.
Je deviens dingo ? Le manque ce putain de manque. Le manque et le speed. J’allume un cierge et encore un autre.
Je m’agenouille devant le  portrait d’une  madone. 
Je sens comme un fort  parfum d’encens. Je récite une prière. Je suis un misérable brisé perclus de douleurs de partout. Dans cette petite chapelle tout le monde me dévisage comme si je suis mort ou échappé d’un asile psychiatrique ou en cavale comme Pierrot le fou.
Je ne suis pas lavé depuis au moins une  semaine. J’ai les cheveux mi longs tout emmêlés.
Je me laverai des que je ne serai plus en manque. Des que je trouve un peu d’héro.
( … Plus tard)
Deux comprimés sur un billet de 100
Je me vois tomber au ralenti entouré de plaquettes de dope. J’arrive pas à en attraper.
Et juste comme j’y arrive … Je me réveille d’un coup sec –  une détonation – Je me réveille  en sueur et je baigne dans l’odeur acide du manque …
Pitié ! Un dernier shoot.
En bas la TV hurle – je reconnais Jaques Martin la musique sirupeuse d’un générique. J’ai envie de descendre et de tout casser.
Sur une table de nuit ma mère a laissé en évidence deux  comprimés de sédatifs, posés sur un billet de 100 francs. Oui je pourrais dire que je n’ai pas à me plaindre. J’ai des parents adorables qui ne veulent pas que j’y laisse ma peau.
Ni que je finisse en desintoxication ou en prison à vie pour un gramme d’héroïne
Je ne ressens pas les choses comme ça.

La Tv est coupée j’entends ma mère pleurer ….Elle se fait des soucis ….son fils est un camé.
Ma maman est la seule qui avait anticipé de l’ampleur des conséquences. Elle avait bien mesuré l’ampleur des dégâts et les risques de mort brutale..
Elle s’est documentée et cherche à comprendre. Dans sa bibliothèque des livres d’Ollivenstein, de Ben Soussan et même du patriarche et «Flash» (qu’elle m’a emprunté). Il m’arrive de discuter avec elle.
– Pourquoi tu te drogues ?  tu sais que tu risques ta vie. Et que tu me fais mal. .
Ma mère a toujours eu un terrain dépressif. Je m’excuse de lui faire du mal j’essaye de la rassurer.
Je parle de décrocher. J’essaye de rester superficiel de banaliser la prise de drogue en injection.
J’essaye de lui dire que la drogue c’est pas plus terrible que prendre des calmants ou être alcoolique. C’est moins « grave » que  se casser le col du fémur ou avoir une de ces maladies neurologiques.
Ca finit toujours en crises de larmes, Elle m’embrasse me serre dans ses bras. Je lui promets que je vais arrêter. Ca me tue de la voir dans cet état.

Fragments

Mots suite de mots. suite de maux.
LLumière, ténèbres, obscurité – noir –  froid –  secret – crypte – internet – Flash spécial – Mossad – Blanc – Noir – photos de femmes mutilées – Police – Drogue – Défonce –  Chantage – Chômage  –  Publicité pour Nivea – DxSE. Ou est passé le Rainbow Warrior? nouvelle Zélande .  Outreau – Myriam Badaoui grande prêtresse satanique,  danse  – En prison,  sous la  lune – Audition du juge à  minuit –   Avis de décès-  DCD.- Lettres de rupture- Je commence a m’y habituer.     Vieille femme défigurée qui sent la pisse et l’alcool et trimballe ses affaires dans un caddy de supermarché.
Ca ne choque personne.

Cette vieille femme ne fait plus partie de l’appareil de production.  Juste une  instanciation de l’enfer dans la vie de tous les jours.

@LD-X


 …  Tu  détestais ta maison. Que tu laissais tout en plan. Pas de meubles. Rien. Pas de livres pas de vêtements. Pas de chauffage.
Je n’ai jamais compris cet abandon Toi qui était si ambitieuse si avide de vivre.
Qu’est- ce qui cloche ?
Bon j’en sais rien.
Alors  je vais tuer quelqu’un.  
The Murder mystery

Il y a 5 à 6 litres de sang dans un corps humain. Je vais au boulot et je suis fou et armé. Je frissonne dans le hall climatisé. Je sors mon flingue. J’ajuste le réducteur de son. Avec sa crosse en plastique on dirait un jouet pour mômes. On dirait un 45 …. Sauf que c’est pas du tout le cas.  
Je tire sur la fille à l’accueil, son sourire ne me revient pas. Un petit trou rouge à la place du cœur. Un autre dans la gorge. Une troisième balle en trace directe dans l’œil gauche. Ca fait des petites taches anodines. Puis le sang s’écoule. Beaucoup de sang. Une mer de sang qui s’étale et grandit sous mes pieds. C’est dégueulasse, obscène. Je m’étouffe. Des gens se plaquent  au sol en désordre. J’entends des cris. Des alarmes anti fumée se déclenchent  ajoutent à la confusion.  Un lustre s’effondre dans un bruit de tonnerre.  Je m’enfonce dans le chaos. J’ai du blesser quelqu’un. Des femmes hurlent. Des hommes se protègent les parties génitales. Des fantômes sortent de partout. Je ne bouge pas je n’essaye pas de fuire.  La sécurité arrive. Un type en  blaser bleu et chemise blanche impeccable avec un badge et un  numéro de série : SN0408113C2. Je note machinalement  qu’il a des pellicules.
« C’est une espionne, une terroriste » je lui dis,  et j’ajoute que je suis aussi de la sécurité et je lui  montre mon badge avec écrit « DGLSD » 
SN0408113C2  ne me croit pas.
Alors je fais des trous rouges au mec de la sécurité.
Et la seulement je sors du cauchemar.
Mon réveil est connecté sur le web. Il indique 5H21 du matin. Je suis solidement attaché au lit,  Je regarde le barreaux aux fenêtres. Je suis sur la fin du voyage..
Les gens pensent que je suis toujours dans mon cauchemar.
Ils ont leur coupable « idéal »  membre du DGLSD (Direction Générale des Loups Sadiques et Drogués). Des caméras m’ont filmé. Des enregistreurs m’ont enregistré et des capteurs m’ont capté.
Je suis coupable de meurtres avec préméditation.
J’ai un avocat commis d’office.
IL ne croit pas une seconde que je suis dans un rêve. Pourtant Il me dit que je rêve et que c’est lui le monde réel. Il pense que je simule que je me gave de mensonges. L’avocat m’indique aussi que j’ai été jugé à 8 clos. Je n’ai  aucun souvenir du jugement. Ils me filent des médicaments qui cassent net ce qui reste de moi. 
Ils m’ont volé mon rêve connecté sur le web à 5 heures 21.
Je suis un tueur froid comme l’hiver –  Ils m’ont coupe les cheveux et ils m’ont rasé et lavé de prés. Je suis dans le quartier du couloir de la mort. Un jour dans la quiétude de l’aube ils vont me proposer de boire un cognac et de fumer une cigarette. Ensuite ? C’est très simple :  Le bourreau va me trancher la tête.
Mais ce n’est pas le plus gênant.
Il parait que les exécutions capitales sont retransmises à la TV et sur Internet.
C’est idiot. Tout le monde dort à quatre heures du matin. Quand même j’aurais bien aimé le voir ce snuff movie. 
Le soir il m’arrive de regarder la TV.  Ce soir y passent  « le silence des agneaux » en Vost, histoire qu’on révise bien notre anglais.
OK  Hannibal ou Buffalo bill c’est des dingos. Mais pas moi. Trop sensible, je n’écoute  que du Mozart.   
Je pratique la dissociation avec flegme – comme d’autres font du Yoga.  Sans haine et  sans crainte. En conséquence j’ai des migraines à hurler.
C’est fait pour ça,  les cellules capitonnées.

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Une liaison à Paris -1987

Une liaison à Paris -1987

j’ai eu 31 ans puis 32 puis 33, et très vite 38, en 1987, lorsque je suis rentré à Paris.
Mon boulot se situait dans une des tours de la Défense, un endroit hostile qui m’était inconnu.
J’avais pour moi seul trois secrétaires d’environ 25-30 ans. J’en ai de suite remarqué une qui était très jolie et faisait monter en moi des bouffées de désir.
Elle rangeait des tonnes de documents, pieds nus et assise en tailleur. Elle m’avait demandé la permission comme une petite fille sage. Je lui ai sorti en plaisantant tu peux retirer ton chemisier si tu te sens plus a l’aise. Elle m’a regardé sérieusement et a commencé à retirer des boutons  Elle n’avait rien en dessous. Des petits seins que j’ai caressés juste sur la pointe. Il était tard et j’ai retiré sa chemise ( arraché?) et son jean et le reste. vite! Elle m’a dit non, comme ça assez violemment. Alors j’ai arrêté Elle s’est habillée en vitesse et m’a dit  j’ai envie de toi pour une nuit et aussi de te baiser. Impossible de me concentrer et j’avais un compte rendu a terminer, cela m’a prit beaucoup de temps.
Elle était « spéciale » cette fille. Mais comme toutes celles que j’ai connues.
Les nuits je rêvais d’elle.
Elle était la seule à me tutoyer, ce qui choquait le deux autres secrétaires.
A 38 ans j’étais un des ingénieurs les plus jeunes, la moyenne se situait autours de 45 ans!
Comme je l’avais souvent entendu dire la boite qui m’a engagé était « Une vieille dame catholique dont le coeur battait en cadence avec les gouvernements en place ». La boite n’a pas fermé pendant l’occupation allemande. Mais comme partout les juifs ont du quitter leur place.

Un soir j’étais en réunion non-stop en anglais. X. m’a attendu jusqu’à 18 heures, pour me filer une bouteille d’évian. Adorable. J’avais encore jamais eu de secrétaire aussi « dévouée ».
Je n’ai pu me retenir de l’embrasser, j’ai lu dans ses yeux qu’elle attendait bien plus que ce baiser d’adolescent, J’ai à peine effleuré ses lèvres, ses dents de devant étaient un peu écartée -Les dents du bonheur? – Je me souviens m’être demandé si ses jambes étaient aussi un peu écartées. Juste une question idiote qui est restée dans ma tête.
Je venais de commencer un nouveau job et déjà j’avais très envie de la toucher .. et puis j’ai repris le contrôle. Je n’ai pas pensé une seconde aux ennuis qu’elle pourrait avoir, avec son mec et ses gamins.
Son mec la frappait. Elle venait parfois le matin, la larme a l’œil, des cernes noirs sous les yeux. Des fois elle allait « mieux ». Elle me disait qu’elle devait bosser. Je lui ai dit de porter plainte, de se casser, mais ça n’a rien changé. J’en ai parlé a mon chef. Elle m’a dit sèchement de ne pas me mêler de ces « histoires de secrétaires » et de faire très attention elle m’avait à l’œil. J’ai pas compris car cette femme m’aimait bien.
Enfin Je croyais.
Alors pourquoi ce ton dur et cassant? Pour me protéger? De quoi? De qui?

Je ne l’ai pas écoutée et je me suis vite retrouvé a l’hôtel avec ma secrétaire…
Je l’ai baisée parce que j’en avais envie et elle aussi m’a t-elle avoué & C’est tout.
Je l’ai trouvée fragile émouvante, elle avait souvent la chair de poule et de minuscules traces de coups sur le corps. Je lui ai demandée si elle avait mal. Elle a répondu qu’elle avait envie de m’embrasser là et là, partout ou elle voudrait. Je lui ai fait l’amour et elle s’est laissé faire comme si elle dérivait & Sa peau avait un léger gout de mangue. Elle s’est agrippée a moi lorsqu’elle a jouis mais n’a pas hurlé ni crié ni appelé à l’aide. Ça n’a pas duré plus d’une demi-heure. J’ai eu l’impression de l’avoir violée. Pas du tout elle m’a dit « je suis juste un peu fatiguée c’est pourquoi je me suis laissée aller je savais que tu n’allais pas me faire de mal ».
Et tu peux pas imaginer comme c’est agréable de se laisser aller et d’attendre dans le noir une caresse un peu perverse. Qui t’as appris à faire ça? Des filles tu sais, ce sont les filles qui m’ont tout appris! Elle m’a embrassé pour me couper la parole.

Certains soir on allait juste au restaurant et lorsqu’il était trop tard je lui filais des tunes pour qu’elle prenne un taxi. Jolie comme elle était j’avais peur qu’il lui arrive quelque chose et elle devait être épuisée. Elle devait habiter à environ 25 km de la Défense. Très loin en banlieue a t-elle précisé. Mais je te dirai jamais où, car si tu tombes sur mon mec. Et elle m’embrassait doucement en disant des trucs un peu sales comme j’aimais. Je me suis retenu de jouir tout contre elle. Je lui ai demandé de grâce d’arrêter.
Tu sais ma femme va se poser des questions si je me change en rentrant.

J’ai dégotté un hôtel sympa dans le vieux Neuilly sur Seine. Pas cher. La chambre avait été refaite. C’était clean et personne ne posait de questions. C’était la première fois que j’emmenais une fille à l’hôtel, en France. Ça m’a fait bizarre mais sans plus. X. me mettait à l’aise.

On s’est revu une seconde fois et une troisième. Elle s’est livrée à fond sans artifices. Elle n’en pouvait plus de son mec. Avant d’aller a l’hôtel, Je l’ai emmenée dans un restaurant Thai& Elle en avait très envie n’y étant jamais allée de sa vie.
Je l’ai caressée sous la table de façon très scabreuse, comme je l’avais lu dans un livre de Maurice DRuon. Elle a éclaté de rire et m’a dit de continuer. Les gens de la table d’à coté l’ont regardée en tirant la tronche. Elle leur a rendu regard pour regard et le sien rayonnait de beauté.

Un mois ou deux plus tard elle a disparu du jour au lendemain.
Elle n’a guère laissé de traces et aucun numéro de téléphone.  Impossible d’avoir son adresse.
A t-elle démissionné, ou quoi?

Je n’en menais pas large, toutes les secrétaires me regardaient d’un regard torve, accusateur. Les histoires cavalent vite dans les tours de la Défense.

Je ne connaissais que son nom « X.Y ». Les portables n’existaient pas. J’ai jamais réussi à savoir ou elle habitait. Au bout de deux semaines, j’ai été chez les flics.
C’est Là que j’ai appris qu’elle était morte, une histoire de « médicaments » ( de suicide?) & Ils cherchaient « justement » quel était le dernier type qui avait passé une nuit avec elle. Ils m’ont cité le nom de l’hôtel où on avait été.
Et ce n’était pas moi le dernier mec.
Est ce que je savais qu’elle se livrait à la « prostitution occasionnelle? » C’est comme si il m’avait foutu une baffe dans la gueule. Non mais non!!!
Elle ne m’a jamais demandé d’argent! J’ai payé l’hôtel mais j’ai trouvé ça « normal » elle gagnait a peine le SMIG et avait deux gamins. Jamais je n’ai soupçonné une histoire de prostitution.
Pourquoi ne m’a t-elle rien demandé? Je n’aurais pas été choqué.
J’avais tellement envie d’elle, j’aurais payé sans la juger, juste pour l’aider un peu.
A l’hôtel elle se mettait nue et s’écroulait épuisée, sombrait dans le sommeil jusqu’à environ 3 heures du matin. Je trouvais ça normal apres le RER et une journée de boulot.
Elle me réveillait d’une caresse et je l’embrassais partout.
Elle me baisait pendant environ une heure et se rendormait parfois en s’excusant « tu sais je suis crevée » elle glissait ma main entre ses jambes et hop elle dormait. Elle trouvait que j’avais la peau de ceux qui n’ont jamais travaillé de leur mains. La première fois elle m’a sucé. La seconde fois je lui ai dit que ce n’était pas la peine, j’ai senti qu’elle n’aimait pas  faire ce geste. Pensive elle m’a dit « qu’est ce que je vais faire de toi? »
Je me suis retrouvé dans le bureau avec les deux policiers.
Les flics m’ont dit que j’étais un salaud et qu’ils regrettaient de ne pas pouvoir me foutre cette histoire sur le dos. « pourquoi n’êtes vous pas venu plus tôt, pour nous prévenir pour les marques sur sa figure ». J’ai du faire une réponse évasive et hors sujet.
– Et vous êtes marié monsieur? A remarqué glacial un des inspecteurs.
– Faites attention on vous a à l’œil. Vous êtes dans nos fichiers maintenant
J’ai pensé a elle. A son corps si léger dans un cercueil. Je me suis dit qu’elle ne s’était pas suicidée.. On l’avait un peu aidée… Morte elle avait 26 ans.
Sur le coup cela m’a fait mal. Comme si on m’arrachait le cœur.
Je voulais ne plus penser a rien.
J’en avais mare de voir des morts. Mare mare j’avais beau me dire que c’était pas ma faute. C’était un peu de ma faute. Lorsqu’elle était dans mes bras je pouvais sentir combien elle était fragile… J’avais envie que les larmes coulent j’avais besoin de rédemption.
Sans arrêt la nuit le jour je repensais a elle. Me rencontrer ne lui a pas porté chance.
Et j’ai pensé a une autre fille morte  dans les seventies. Et là mon rôle fut encore pire. Je n’aurais jamais du la laisser se shooter seule. Je le savais.
Sauf je ne pouvais pas la surveiller 24H sur 24.
Les flics avaient surement raison en partie, je n’étais rien qu’un salaud.
Mais est ce que les salauds pleurent – Ont ils des remords? Peu importe c’est toujours trop tard!
Qu’est qui me poussait à ne jamais rater une « occasion »? Je n’étais pas amoureux de ma secrétaire. Quoique si un peu; Sa mort m’a plongé dans la dépression. Je revoyais son corps nu si désirable, ce n’était pas vraiment des remords. Ce qui me poussait était l’age. A 38 ans pas encore de problèmes mais dans dix ans? Les années filaient et si je restais immobile il ne se passerait jamais rien.
Un raisonnement de gamin que j’assumais tant bien que mal.

Je me suis tenu a carreau quelques années. Me suis consacré a ma fille
Quelques jours plus tard je suis parti pour la première fois à Tokyo et ça a suffit à me changer les idées. Deux longues semaines d’absence. Je suis resté loin des japonaises.
Les regarder m’a suffit. Je me suis gavé de thé vert  et de codéine avec de la poudre d’opium, des comprimés pour la toux.
Apprendre des flics que la fille avec qui tu couches de temps en temps est morte – MORTE.
Ca te secoue et tu as la tête à l’envers. Apprendre que c’est une prostituée « occasionnelle » n’était vraiment pas grave.
Pourquoi ne m’a t-elle rien dit?
Cette question m’obsède encore aujourd’hui…As t-elle enfin trouvé la paix ?

Clb

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Even lost memories : Trois pseudos sur un forum du net.

Blue puis Jy et Turtle, Internet, les forums du net,
Viol, drogues, la  fille du Canada, recousue de partout
Une jeune fille dans un corps de vieille….. Blue agressée et violée aux USA quand elle était mineure, a plongé dans la dope et les hôpitaux avant de se retrouver « enceinte » – Elle a eu la la force de tout arrêter, méthadone, cachetons, pour son bébé à venir! Et aussi pour Elle.
Turtle avec qui je noue des liens amicaux …. Toujours entre deux cures de désintox, et son amour à l’est. J’apprends sa mort dans une vraie lettre envoyée par sa maman, qui me remercie.
De quoi? De l’avoir laissée mourir?
Trois messages, trois posts, qui m’auront marqué à vie. Une jeune femme morte d’une OD, une autre déterminée qui s’accroche à la vie. Et le récit, tragi-comique de Jy sauvée de justesse mais esquintée par des chirurgiens à une époque où il n’y avait pas encore de thri-thé.(*.). Faute de mieux, Jy cultive un solide sens de l’humour, c’est clair qu’ils ne l’ont pas opérée du cerveau. ….

Trois posts entre la mort et la renaissance. Trois post+ une lettre  qui forcent mon admiration et m’auront donné envie de vivre.

2010-2011 Je passe beaucoup de temps sur un forum pour drogués et pour tous ceux qui s’intéressent à la drogue

D’abord Il y a Blue,

Blue explique qu’elle a été violée.
Son histoire en quelques lignes date de 2011. C’esunt un petit message numérique et je crois qu’il vient juste d’être posté.
Blue et moi on ne se connait pas du tout.
Elle raconte une histoire « noire », un récit haletant. Pas un mot de trop. mais  tout ce dont j’ai besoin pour comprendre.
une histoire de viol qui lui est arrivée à la Nouvelle Orléans dans l’État de Louisiane, avant bien avant le tsunami qui placera la NO au centre des catastrophes américaines.
L’histoire de blue est imprimée dans ma tête, je ne sais pas si c’est « bien écrit » mais je ne peux pas lacher son texte, je me suis arrêté de respirer, mon coeur tape à toute vitesse.
C’est la première fois que je lis une histoire de viol. Blue est partie là bas en Louisiane pour y faire des études..
Un soir ( ça ne peut se passer que la nuit) elle va prendre un pot avec des copains. Elle enrage d’être encore trop jeune pour se prendre une bièrre dans un Bar.
Elle attend ses copains dehors …Ensuite tout va va très vite, sur le chemin du retour ou juste avant, elle est kidnappée et violée par un black avec « Une tête de fou ».
Le mec est accroché au crack.
Il l’a surement repérée lorsqu’elle s’est rendue au bar. Il la traine dans une pièce que je suppose sale et sans fenêtres. Il la viole. Elle ne donne pas de détails sur le viol. Sauf elle note qu’il lui passe une pipe de crack et Elle se sent un peu mieux. Elle doit flotter plus haut que les ténèbres avec la rage de survivre. Blue doit espérer qu’il ne va pas la tuer. Ca se passe aux USA: Black défoncé au crack – Le mec vient de violer une blanche, une mineure. Il a du se poser la question, même dans son cerveau saturé de came.
Elle s’en tire vivante, effondrée – pendant quelques jours elle se balade dans les rues du « Boyz and the hood », en espérant se chopper une balle. Ensuite comme elle est blanche et bien élevée et que son père est juge, les flics l’écoutent mais la découragent de poursuivre le mec.
Un « noir a tête de fou »? Les flics lui assurent qu’ils ont tous une tête de fou. Elle se retrouve a l’hosto aux USA et prend de la méthadone. A son retour en France, c’est la dégringolade . Drogues dures -Héroïne, Palfium,  Ordinator. Ses parents la renient. Sa vie confisquée, confinée : Cliniques et hôpitaux psychiatriques, hospitalisation d’office. etc.
Elle arrive à sortir et zone à Paris, alcool 8.7, Ordinator amphétamines Palfium……Une routine qui pourrait bien la tuer.
Rien  ne stoppe ce jeu pour mourir
Elle arrête sa chute lorsqu’on lui apprend qu’elle est enceinte.  Elle va tout faire bien pour ne pas handicaper le bébé.
Elle stoppe la méthadone et les petits cachetons.
C’est une fille déterminée à avoir son bébé et à continuer de vivre.
A plus de 5000km de distance une façon définitive de répondre a son violeur.
Je crois que c’est la première fois que  je lis un récit de viol aussi violent. .
Je me promets de lui répondre. Je le fais vite. Lui dire la vérité que son texte m’a touché, bouleversé.
J’ai envie d’en savoir plus sur elle.
Et on devient ami

Ensuite il y a Jy qui habite au Canada

Jy  y dévoile son passé de «Street kid», de « tripeuse » de 15 ans à X., un grande ville au Canada. Avec ce récit écrit comme un clip aux couleurs sauvages,  ce film sans aucune image apaisée, rapide et nerveux,
Jy m’entraine à la vitesse du speed. Je la suis dans les rues, la nuit, la violence, la drogue, le froid, …Elle marche un peu vite pour moi Elle cavale et à nouveau j’ai des problèmes de respiration..

«High flying baby » ?
Jy parle d’elle à la troisième personne, se désigne par «La débile » et trouve «romantique» de s’être s’injectée avec «la seringue pleine de sang »  de son copain. Jy se moque d’elle-même ou fait semblant. Je lis son histoire vingt fois- trente ?
Jy traverse les années 90 avec la rage de vivre. Elle prend tous les risques devient séropositive au VIH et trop vite, elle se chope le Sida.
L’amertume, les larmes Elle n’en parle jamais ou très peu.. Elle décrit son corps opéré de tous les cotés. Comment c’est possible ? . La trithérapie lui sauve la vie. Je poste sur le même forum qu’elle. J’évoque Bob Dylan- électrique -1966 et une amie disparue dans les années 70.
… Jy me répond. Elle s’ »amuse »  de mon embarras devant une fille malade du Sida ..
En fait c’est de la colère. De la haine sauvage contre un monde qui tue …ses  enfants. Elle se décrit comme «Une jeune femme dans un corps  de veille femme». J’apprends qu’elle a été opérée, qu’elle est recousue de partout à cause du Sida.
Elle détaille quelques ablations – avec la précision d’une couturière. Ça me suffit amplement.
Fébrile, je prépare une réponse.
Ensuite – je me fais virer du forum. On est en février 2011.
Le contact est coupé.
Je ne peux plus lui répondre.

 En septembre 2011, j’apprends la mort de «Turtle», mon amie intime sur le forum.

Elle est morte en mai 2011 du haut de ses 34 ans.
On a bcp dialogué sur le forum. Turtle  m’explique comment c’est trop facile de voler une tente canadienne, dans un magasin Decathlon. Son histoire pétille de gaité! Elle est si contente d’être amoureuse de faire des projets, même modestes …En mai, j’ai passé trois semaines de soleil a M. – Vaucluse Un village du Lubéron.Je me dis que j’aurais du être «Là» pour elle. Turtle n’aura pas eu le temps de me présenter son « amour à l’est » car il se fait expulser de France.
Je la revois souriante, en Bermuda à « Fernand Vidal » en cure de désintox express pour stopper l .
Fernand Vidal un hôpital qui eut très bonne réputation, pendant longtemps cet établissement était le centre anti-poison de Paris et de a la RP.  Il avait un service d’urgence, efficace mais toujours à la limite d’exploser, surtout aux heures « dites » creuses:  deux trois heures du matin. Les urgences fonctionnaient full speed, pas le temps de respirer pour les toubibs, internes, infirmières etc.
Le service d’urgence a fermé au début des années 2000 et l’hôpital a commencé a décliner. J’espère qu’en 2017 Ils ont repris le dessus.
Turtle, j ’ai eu la chance de la rencontrer en avril 2011 «pour de vrai ». Elle habite près de Paris, du coté d’Orly. On est un peu pareil tous les deux. Sauf que j’ai 30 ans de plus. On discute longtemps. Elle aime les injections IV d’un médicament – Sulfate de morphine – J’apprendrai sa mort cinq mois plus tard. En septembre par une lettre très délicate de sa mère qui me remercie . Mais de quoi ?
Je pense aux conditions ouvertes lorsqu’on fait une cure désintox à Fernand Vidal..
A deux pas de la gare du nord, les dealers envahissent les jardins de l’hôpital.
Et comme il fait beau et presque chaud, les « patients »  attendent dehors… Ils ont raison, on crève de chaud dans la piaules.
Certains attendent pour un shoot se Skenan, ceux qui comme Turtle n’arrivent pas à se piquer seuls et à préparer le comprimé..
Elle a justement rendez vous et n’a que peu de temps à me consacrer. Je lui achète des Camels, un pack de coca zéro car elle imagine qu’elle est « grosse »!.
J’ai la rage car je sens que sa volonté de vivre est fragile. Elle a l’intention d’aller rejoindre son copain quelque part en Lettonie. Un de ces pays qui ne m’a jamais attiré. Elle a l’intention  elle me murmure cet objectif, d’une voix toute petite sans me regarder. Je l’encourage de toutes mes forces. Ce n’est pas assez.
Turtle. A-telle enfin trouvé la paix ?
Elle dort dans un cercueil.
Ma raconte la fin de l’histoire. Hurle –
Me supplie de la sortir de «Là »
Clodb168  Clpeacenow  C2017

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Hunky Dory

Pour David Bowie et son chef d’œuvre « Huky Dory »
Le seul album que j’arrive encore à écouter sans drogues ni autres parfums ou poisons,

« He’s Camelian, Comedian, Corinthian and Caricature
The Bewlay Brothers

Oiseaux de feu, dans tes yeux sous couvre feu
Je n’y peux rien Garance, c’est l’état d’urgence
Des si jolies roses ne devraient jamais mourir
Huit poèmes en une ligne? QueenBitch ça en fait un!
Hunky dory/ Jean genie – sauvé! c’est bientôt la nuit
She’s a lover – Elle m’a donné son pull gris et vert
Sans toi la vie sur Mars est devenue monotone
Emplis ton cœur de sable et mets le sur la table
Andy Wharhol? Celui qui se prit une balle dans le buffet?
Claude Bourstin, clodb168,  C2017
source musique youtube

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Le flic, le photographe et le bassin d’eau glacée

Le flic, Le photographe et le bassin d’eau glacée

Le flic c’est moi. Je commençais à être fatigué par les salades du photographe qui continuait sa déclaration.
« J’ai utilisé un « cousin » de 12 ans et c’est lui qui l’a touchée ou « rectifiée ». Si elle refusait le petit menaçait de la noyer dans
un bassin d’eau glacée.
ça n’avait plus aucun rapport avec la photographie.
Le petit lui avait attaché les mains dans le dos en y mettant toute sa force. Mais c’est ce qu’elle recherchait vous savez… »
J’ai vite appuyé sur STOP. J’ai stoppé le clic-clac du magnéto.
J’ai tenté d’intégrer son discours incohérent. Flic? Un sale métier.
J’ai regardé « le photographe », il essayait d’allumer une cigarette avec ses mains qui tremblaient
C’est quoi ce truc de bassin glacé? lui ai-je demandé
– Un cauchemar a t-il murmuré. Et il s’est lancé :
« Une nuit j’ai eu des frissons, je me suis levé je l’ai vue de mes yeux, par une nuit d’orage rouge et or, une fille presque noyée dans un bassin glacé. La pauvre avait un sourire triste et me parlait, de petites bulles s’échappaient de ses lèvres. Elle appelait à l’aide!!! Mais je l’ai regardée se noyer et mourir et devenir un mauvais fantôme..
Son petit visage dévoré de douleur s’agiterait à jamais dans l’eau glacée ».
Ouais…En y réfléchissant ce type se payait ma tête!
J’avais encore quelques questions à lui poser, avant qu’il ne soit jugé pour des tas d’autres motifs: Incitations a la débauche – Cruauté « mentale », anarchie post-traumatique, etc. ce n’était que le début d’une très longue liste.
– Pourquoi n’êtes vous pas intervenu pour la sauver? Je lui ai demandé en haussant la voix.
Réponse :
– Je ne pouvais pas j’étais comme « paralysé », me répondit-il, l’air de s’en foutre complètement.
Je suis resté silencieux devant tant de cynisme, car soit disant c’était juste un rêve, un cauchemar. Rien quoi.
J’étais certain que c’était lui. IL l’avait tuée de ses mains.
Il m’a dit « venez avec moi! c’est à l’autre bout du parc »
Je l’ai suivi, j’avais un peu peur de lui, il m’a emmené près d’un bassin circulaire fait de pierres transparentes.
« Regardez! » Il hurlait comme un dément. Il ne manquait que la pleine lune.
Je n’ai vu que de l’eau quelques algues, des herbes aquatiques et un poisson qui semblait trop vieux pour nager dans l’ eau glacée.
Pas de fantôme, pas de spectre, pas de noyée…
J’avais affaire a un tueur complètement cinglé.
J’ai vu mon visage se refléter dans l’eau.. Puis toc ce fut le sien il me faisait des signes désespérés.
Les pierres transparentes pleuraient du sang et des petites larmes de glace. Et (j’allais oublier) ça sentait la mort.
Beurk!
Je l’ai regardé se noyer.
Après tout il l’avait bien mérité.
Et j’ai classé le dossier..
Je manquais trop de preuves et j’avais encore beaucoup de photos à développer.
Comme celle de la blonde que j’avais étranglée hier soir.
Le petit était là. Il nous a dégoté un nouveau modèle. Elle attendait dans la lumière froide du studio.
Je crois qu’elle avait peur.

CLB le 21.09.2017 C2017. Clodb